Pour gérer un patrimoine immobilier, que celui-ci soit constitué d’un ou plusieurs biens, le cadre juridique offert par une SCI s’avère particulièrement avantageux. Au-delà de la sécurité qu’elle apporte au propriétaire, cette entreprise permet également de faciliter l’investissement financier et les avantages fiscaux qui en découlent. Cependant, comme n’importe quel statut de société, la création d’une SCI nécessite quelques précautions en amont, à commencer par la rédaction du traditionnel business plan, un document incontournable pour la constitution de toute entreprise.

Vous avez un projet d’investissement immobilier et vous souhaitez vous lancer dans l’élaboration de votre premier business plan de SCI ? Voyons ensemble les caractéristiques de ce dernier et les astuces à connaître pour le rédiger.

En quoi consiste le business plan d’une SCI ?

Chaque création d’entreprise implique la rédaction d’un business plan de la part de l’entrepreneur concerné, notamment parce que ce document permet de se projeter de A à Z dans un projet. Des objectifs commerciaux en passant par les stratégies de développement ou de financement, un certain nombre de points peuvent y être abordés. Traditionnellement, le business plan intervient pour convaincre des investisseurs de suivre la création de l’activité, qu’il s’agisse de mécènes privés, d’un organisme public ou d’une banque (par exemple pour une demande d’emprunt).

Quelles sont les informations à inclure dans le business plan d’une SCI ?

Même si la rédaction d’un business plan est une étape incontournable pour n’importe quelle entreprise, il ne faut pas perdre de vue qu’une SCI n’est pas une société classique. Ainsi, au contraire d’autres statuts juridiques comme celui de la SARL ou de la SAS, le business plan d’une société civile immobilière comprend des éléments un peu plus spécifiques. Il s’agit entre autres d’inclure :

  • un résumé du projet de la SCI ;
  • un descriptif détaillé des futurs associés ;
  • une présentation du patrimoine immobilier concerné ;
  • un listing des risques identifiés et de leur impact sur la société ;
  • un plan de financement pour l’entreprise, par le biais notamment d’un tableau d’investissement ou d’autres modalités de financement (apport personnel, prêt bancaire, aide des proches, etc.) ;
  • un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans, incluant les dépenses prévues dès la création de l’entreprise, qu’il s’agisse des frais de création comme pour la publication d’une annonce légale de constitution ou des charges fixes et autres travaux à engager ;
  • un budget prévisionnel de trésorerie pour le premier exercice comptable.

Que doit inclure le plan de financement du business plan d’une SCI ?

De tous les éléments qui doivent figurer dans le business plan d’une SCI, c’est sans aucun doute le plan de financement qui semble le plus complexe à mettre en œuvre. Très important pour la suite des opérations, c’est ce document qui permet de s’assurer de la solidité financière du projet pour ses premières années. En toute logique, il doit donc passer en revue un certain nombre de points réels ou prévisionnels, avec par exemple :

  • les apports financiers des associés ;
  • le chiffre d’affaires ou les revenus locatifs ;
  • les frais d’acquisition d’un bien ;
  • le remboursement des emprunts ;
  • les salaires et autres charges sociales ;
  • les dividendes versés aux associés ;
  • les différents investissements à prévoir ;
  • l’imposition sur les bénéfices.

Complété par le compte de résultat prévisionnel, qui rentre un peu plus dans les détails, et le budget prévisionnel de trésorerie, qui s’attarde tout particulièrement sur la première année d’exercice, le plan de financement doit être minutieusement élaboré.